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Chaire Internationale de la Culture Amazighe Nouvelles

La Fondation Euroarabe célèbre le Yennayer 2974, Nouvel An amazigh

La Fondation Euro-arabe, dans le cadre de sa Chaire Internationale de la Culture Amazighe, organise demain jeudi 18 janvier 2024 un programme d’activités pour commémorer le Yennayer. Le programme comprend différentes activités telles que la réalisation d’un atelier de décoration de céramique amazighe, une exposition photographique et une dégustation gastronomique amazighe.

PROGRAMME YENNAYER 2974 À LA FONDATION EURO-ARABE

Le Yennayer est une fête ancestrale et traditionnelle du peuple amazigh célébrée avec un esprit de joie et de coexistence dans les régions du nord de l’Afrique, dans les îles Canaries et dans les pays subsahariens qui restent attachés à cette tradition centenaire du peuple amazigh.

Le Yennayer est la célébration du Nouvel An amazigh, c’est le premier jour de l’année du calendrier agraire utilisé depuis l’antiquité par les amazighes, et correspond à la victoire de Sheshonq I sur le pharaon Ramsès III et à son intronisation en tant que pharaon de l’Égypte. C’est le fondateur de la XXIIe  dynastie qui a régnée en Égypte jusqu’en 715 av. J-C.

Le mot Yennayer est composé de « yen », qui signifie « premier », et de « ayer » (ou ayyur), qui signifie « mois ». Il correspond au premier jour du calendrier agraire utilisé par les Amazighs pendant des siècles, et qui correspond lui-même au calendrier julien adopté en Afrique du Nord dans la Rome antique et décalé de treize jours par rapport au calendrier grégorien. Cette fête est célébrée le 12 janvier de chaque année et correspond au premier jour de janvier du calendrier julien. Selon le calendrier amazigh, cette année 2024 correspond à l’année amazigh 2974.

Outre son caractère traditionnel et populaire, cette festivité a une composante revendicative de la part du peuple amazigh, qui réclame la récupération des fêtes traditionnelles de sa culture pour qu’elles ne se perdent pas. Dans ce sens, le Yennayer a été établi comme jour férié en Algérie et au Maroc, respectivement depuis 2018 et 2024.

PROGRAMME YENNAYER 2974 À LA FONDATION EURO-ARABE

17h30. Atelier de « Décoration Céramique Amazighe Rifaine » (nombre de places limité)

Atelier d’initiation à la décoration avec quelques pièces céramiques en terre rouge et blanche avec des symboles amazighs traditionnels et des teintures naturelles. La céramique est un élément essentiel de la vie quotidienne des Amazighs.

19h00. Inauguration de l’exposition : « Le Rif du début du XXe siècle vu par Emilio Blanco Izaga »

Exposition de photographies de Émilio Blanco Izaga prises pendant son séjour dans le Rif entre les années 1927 et 1945, dans son rôle de contrôleur du Protectorat espagnol au Maroc.

19h30. Dégustation gastronomique de la cuisine amazighe

La nourriture du Yennayer est un élément central de la célébration. Les participants à cette célébration organisée par la Fondation Euro-arabe pourront déguster des produits typiques amazighs tels que : thé, laban, amlou, fruits secs de saison, thighwawin et douceurs typiques.

Hay una gran carga simbólica en la preparación del menú del Yennayer, modo de presentarlo e incluso de consumirlo, todo ello está consignado a acabar con el hambre, augurar un buen año, tener buenas cosechas, bendecir el cambio y acoger fervientemente a las fuerzas invisibles en las que creía la cultura amazigh.

Il y a une grande symbolique dans la préparation du menu du Yennayer, dans sa présentation et aussi dans la façon dont il est consommé. Tout cela est destiné à mettre un terme à la faim, à augurer une bonne année, à obtenir de bonnes récoltes, à bénir le changement et à accueillir avec ferveur les forces invisibles auxquelles la culture amazighe croyait.

EXPOSITION

Le Rif des débuts du XXe siècle vu par Émilio Blanco Izaga

Du 18 de janvier au 23 février 2024.

Horaire de visites. Du lundi au jeudi de 9h. à 14h. et de 17h. à 20h. Vendredi de 9h. à 14h. Week- End et fériés fermés.

Les photographies, prises en noir et blanc et au format standard de l’époque, ont été retouchées dans le but de retrouver la couleur originale des détails et ont été spécialement agrandies pour une meilleure visualisation.

 – Photo de l’affiche de l’itinéraire de Émilio Blanco Izaga. Journées organisées par l’Institut espagnol Melchor de Jovellanos à Al Hoceima en 2015, sous le titre  » Émilio Blanco Izaga et la culture du Rif « .

(Orduña-Vizcaya,1892- Madrid, 1949) Diplômé de l’Académie d’infanterie en 1913, il est affecté à Larache, dans le protectorat espagnol du Maroc, en 1914. Militaire intervenant colonial du protectorat espagnol du Maroc de 1927 à 1945, il fut délégué aux affaires indigènes de 1944 à 1945.

Blanco était rattaché aux africanismes, et selon Alfonso Iglesias Amorín, il correspondait mieux au profil des africanistes espagnols du 19ème siècle, soutenu par un plus grand respect de la population locale, une plus grande conscience du tissu social et culturel du Protectorat et une préférence pour les solutions pacifiques, plutôt que le sous-ensemble du militarisme africain incarné par Francisco Franco, José Sanjurjo, Emilio Mola, José Millán-Astray et Juan Yagüe, caractérisés par un désir de promotion militaire rapide, moins de sens culturel et l’adoption de positions anti-démocratiques.

Lassé des influences arabes et françaises sur les Amazighs, il rejette les influences occidentales et arabes sur l’architecture de la région. À la recherche d’un style idéal pour les Rifains, il conçut une série de petits bâtiments dans le protectorat, basés sur un mélange de ksar du sud marocain, d’architecture égyptienne néo-pharaonique et de modèles précolombiens.

Grand connaisseur du droit coutumier rifain, il vante les avantages du maintien en vigueur des assemblées locales par rapport à l’influence dictée par le Makhzen, allant jusqu’à affirmer que « le ridicule (de la part de l’administration coloniale espagnole) est de ne pas avoir protégé le Rif de la contamination de la charia ».

Source d’information : https://en.wikipedia.org/wiki/Emilio_Blanco_Izaga

Pour en savoir plus sur Emilio Blanco Izaga, voir « La mujer rifeña en la obra de Emilio Blanco Izaga »

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Formation Nouvelles Sin categoría

La deuxième édition du Diplôme en Communication pour le Développement est inaugurée à Riyadh

La troisième formation proposée par la Fondation euro-arabe en Arabie Saoudite a été inaugurée ce matin à Riyad (Arabie Saoudite), le Diplôme en Communication pour le Développement, un plan de formation développé en collaboration avec son partenaire saoudien, la Fondation Princesse Alanood.

Avec le cours « Communication pour le développement », la Fondation euro-arabe, en collaboration avec son partenaire saoudien, la Fondation Princesse Alanood, propose quatre diplômes de spécialisation euro-arabe aux étudiants des pays du Golfe.

Dr Youssef Al-Huzaim, secrétaire général de la Fondation de la Princesse saoudienne Alanood, accueillant le diplôme en communication pour le développement.
Dr Youssef Al-Huzaim, secrétaire général de la Fondation de la Princesse saoudienne Alanood, accueillant le diplôme en communication pour le développement.

Le diplôme euro-arabe de « gestion des organisations à but non lucratif » a été la première formation organisée il y a dix ans. Il a été suivi par le Diplôme en « Gestion des fonds de dotation (Waqf) », qui en sera à sa cinquième édition cette année, et le Diplôme en « Economie sociale et solidaire », inauguré l’année dernière.

L’inauguration, qui a eu lieu au siège de la Fondation Princesse Alanood à Riyad, a été effectuée par le Secrétaire Général de cette Fondation, Yousef Alhuzaim, et le Directeur de la Coopération de la Fondation Euro-Arabe, Hassan Laaguir.

Le directeur de la coopération et de la recherche de la Fondation euro-arabe, Hassan Laaguir, lors de son discours au siège de la Fondation Alanood.
Le directeur de la coopération et de la recherche de la Fondation euro-arabe, Hassan Laaguir, lors de son discours au siège de la Fondation Alanood.

Communication pour le développement

Le diplôme, délivré à un total de 23 étudiants et coordonné par le journaliste espagnol Javier Diaz Muriana, est un cours de formation qui apporte une valeur ajoutée au travail des professionnels du troisième secteur dans les pays du Golfe, qui comprend les organisations à but non lucratif, les entités de l’économie sociale et solidaire et les organismes publics qui s’occupent de questions sociales.

Programa del Diploma de Comunicación para el Desarrollo
Programa del Diploma de Comunicación para el Desarrollo

Le diplôme en communication pour le développement est proposé en six modules, du 26 janvier au 15 juin, dont cinq sont enseignés à Riyad et le sixième et dernier module se déroule à Grenade, où les stages du diplôme auront lieu et où les étudiants présenteront leur projet final.

L’objectif principal de cette formation, dispensée par des professionnels espagnols et saoudiens du journalisme et de la communication, est d’améliorer les connaissances et les compétences professionnelles des gestionnaires et des responsables de la communication travaillant dans le secteur tertiaire. Par le biais de la formation professionnelle, ce diplôme combine la formation présentielle et virtuelle.

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Congrès/ Journées Nouvelles Troisième cycle

I Forum Euro-Mena de l’Économie sociale et solidaire à Grenade

Ier Forum Euro-Mena de l’Économie Sociale et Solidaire

INNOVATION ET BONNES PRATIQUES : SYNERGIES DE COOPÉRATION ET D’ÉCHANGE ENTRE L’EUROPE ET LA RÉGION MENA

  • Langues du forum : espagnol, arabe et français avec service de traduction simultanée.

INSCRIPTIONS. Nombre de places limité jusqu’à épuisement de la capacité totale.

Inscription ouverte jusqu’au mardi 7 novembre 2023 sur :  https://acortar.link/xjBrzb(link is external)

Prix 10€. Versement sur le compte bancaire : ES48 3183 1800 1910 0472 0023 – BIC: CASDESBBXXX, en indiquant le nom et prénom + ESS. Renvoyer le reçu de paiement au courriel suivant : proyectos3@fundea.org(link sends e-mail).

Le Forum Euro-Mena de l’Économie Sociale et Solidaire vise à être un espace ouvert pour le débat, rencontre, réflexion et échange sur les enjeux théoriques et pratiques de l’économie sociale et solidaire et leurs mises en œuvre en Europe et dans les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (région MENA).

Cet évènement a comme objectif de créer des synergies de coopération et des propositions d’échange entre les différents acteurs de l’économie sociale et solidaire (institutionnels, de l’entreprise, professionnels, académiciens et civils).

Cette première édition du forum bénéficiera de la participation de chercheurs/ses, académiciens/ennes et représentants/es d’institutions de sept pays (Espagne, France, Belgique, Maroc, Égypte, Tunisie et Arabie Saoudite). Tous et toutes présenteront leurs travaux et réflexions sur l’économie sociale et solidaire lors d’une des séances thématiques suivantes :

  • Première séance. Promouvoir l’économie sociale et solidaire dans la région Mena : entre la théorie et l’action.
  • Deuxième séance. Le rôle de l’économie sociale et solidaire dans la justice et l’équité sociales
  • Troisième séance. L’économie sociale et solidaire face au chômage et à la pauvreté
  • Quatrième séance. Investissement social et innovation dans des alternatives économiques durables

Cet événement a également pour but d’être un espace de travail en réseau et de coopération entre les praticiens et les acteurs de l’économie alternative. Il abordera les concepts, les théories et les fondements de l’ESS, examinera l’interaction entre le marché, le secteur public et la société civile dans cette économie alternative et présentera les expériences et les innovations des entreprises de l’économie sociale sur le terrain dans différents pays.

PROGRAMME

Mercredi 8 novembre 2023

10 :00- 10 :30. Séance d’ouverture                              

10 :30- 12 :00. Séance I :

Promouvoir l’économie sociale et solidaire dans la région Mena: entre la théorie et l’action.

Yousef Alhuzaim. Secrétaire Général de la Fondation Princesse Alanood.

L’économie sociale : controverses autour du concept

Jean-Louis Laville. Professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) Paris-France. Titulaire de la chaire d’Économie solidaire dans la même institution.

L’actualité de l’économie sociale et solidaire. Remise en perspective historique et géographique

Chantal Line Carpentier. Présidente du Groupe de travail inter-agences des Nations Unies sur l’Économie sociale et solidaire (UNTFSSE). Cheffe du bureau à New York de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED).

Promouvoir l’économie sociale et solidaire dans les États arabes et au-delà : la perspective de l’ONU

Maria Inmaculada Ramos Tapia. Secrétaire Exécutive de la Fondation Euroarabe des Hautes Études.

Modératrice

12 :00-12 :30. Pause-café

12 :30- 14 :00. Séance II :

Le rôle de l’économie sociale et solidaire dans la justice et l’équité sociales

Paloma Bel Duran. Directrice de l’Association des Études Coopératives (AECCOP). Professeure à la Faculté des Sciences Économiques et Commerciales de l’Université Complutense de Madrid.

Entreprendre au féminin dans l’économie sociale : bonnes pratiques et mesures de soutien.

Mustapha Bouhaddou. Secrétaire Général du RMESS. Maroc.

Rétrospective sur l’expérience marocaine de l’économie sociale et solidaire.

Marina Checa Olivas. Professeure de la Faculté des Sciences Économiques et Commerciales. Département d’Économie Appliquée. Université de Grenade

Modératrice

Jeudi 9 novembre 2023

10 :00- 11 :30. Séance III :

L’économie sociale et solidaire face au chômage et à la pauvreté

Francisco Díaz Bretones. Doyen de la Faculté des Relations du Travail et des Ressources Humaines. Université de Grenade.

L’économie sociale et l’auto-emploi comme stratégies pour faire face à la précarité de l’emploi en temps de crise.

Atef Elshabrawy. Conseiller en formation économique à la Banque mondiale. Professeur associé dans plusieurs universités internationales. Égypte-Bahreïn.

L’économie sociale : expériences et solutions novatrices pour lutter contre le chômage et l’éradication de la pauvreté.

Mercedes Rodríguez Molina. Directrice de l’Institut Universitaire de Recherche en Développement Régional. Université de Grenade

Modératrice

 

11 :30-12 :00. Pause-café

12 :00- 13 :30. Séance IV :

Investissement social et innovation dans des alternatives économiques durables

Sonia Bassi. Maître-assistante à l’Institut National du Travail et des Études Sociales. Université de Carthage. Tunisie.

Innover, inclure, impacter : l’économie sociale et solidaire pour un avenir durable.

Suliman Abdulaziz Azzabin. Directeur Général de Capinnova Solutions. Arabie saoudite.

L’économie sociale en Arabie Saoudite : l’expérience de Namal Impact Investment Company.

José Antonio Camacho Ballesta. Faculté des Sciences Économiques et Commerciales. Université de Grenade

Modérateur

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Nouvelles Relations Institutionnelles

María Inmaculada Ramos, nouvelle secrétaire exécutive de la Fondation Euro-Arabe

Le Conseil d’administration de la Fondation Euro-Arabe a nommé Mª Inmaculada Ramos Tapia, professeure de droit pénal à l’Université de Grenade, comme nouvelle secrétaire exécutive.

Née à Quart de Poblet (Valence), María Inmaculada Ramos Tapia a occupé les postes de vice-doyenne de la recherche et des relations internationales à la faculté de droit (2000-2003), de directrice du secrétariat des relations internationales et des projets (2003-2007) et de secrétaire générale adjointe de l’université de Grenade (2015-2019).  Dans d’autres domaines de gestion, elle a été directrice générale des universités du gouvernement de l’Andalousie  (2019-2020).

Diplômée en droit avec une bourse extraordinaire de l’université de Grenade, elle a obtenu une bourse de formation de professeurs d’université (FPU) pour réaliser sa thèse de doctorat, qu’elle a achevée en 1998 avec une bourse de doctorat extraordinaire. Après un séjour postdoctoral de deux ans à l’Institut Max Planck de droit pénal de Freiburg, en Allemagne (1998-2000), elle est retournée à l’université de Grenade en tant que maître de conférences, avant d’obtenir le poste de professeur titulaire en 2003.

Une longue carrière d’enseignement et de recherche

En tant que conférencière, elle a enseigné de nombreux cours de licence, de maîtrise et de doctorat à l’université de Grenade et en tant que conférencière invitée dans d’autres universités espagnoles et étrangères, telles que l’Universidad Nacional del Litoral en Argentine et l’université de Bayreuth en Allemagne. Elle a participé à divers projets d’innovation pédagogique et a publié des Manuels et des Leçons de Droit Pénal.

En tant que chercheuse, elle a participé à de nombreux projets de recherche régionaux, nationaux et européens. Elle est actuellement membre du projet du plan national de R&D « Analyse des propositions législatives pour lutter contre l’esclavage moderne et les obligations de diligence des entreprises en Espagne (APROES) » (2023-2026). Elle a été chercheuse principale du projet du Plan national de R&D&I « Zones grises de l’esclavage féminin : service domestique, prostitution, mariages forcés et travail des enfants » (2015-2018).

Ses recherches portent sur le droit pénal de l’Union européenne, les crimes contre la liberté sexuelle et les délits en milieu de travail.

Les recherches qu’elle a effectuées se sont déroulées en Allemagne (universités de Bayreuth et de Munich et Institut Max-Planck de Fribourg), en Irlande (University College Dublin) et au Royaume-Uni (Queen’s University Belfast). Elle est membre de l’association nationale Grupo de Estudios de Política Criminal et du Réseau de Recherche Ibéro-américain sur les formes contemporaines d’esclavage et les droits humains.